Dormir à Arles
Trente minutes de train séparent les deux Romes du sud — et deux mille ans de rivalité affectueuse. Arles la provençale répond à Nîmes la languedocienne : arènes contre arènes, Van Gogh contre denim, Rhône contre garrigue. La vraie réponse au sempiternel « Nîmes ou Arles ? » : les deux, en dormant dans chacune. Voici le mode d’emploi côté Arles.
Ce qu’Arles a d’unique
Un patrimoine romain classé UNESCO dès 1981 — amphithéâtre, théâtre antique, cryptoportiques, thermes de Constantin — doublé d’une identité artistique sans équivalent : Van Gogh y peignit plus de 300 œuvres en quinze mois (le café du forum, les quais du Rhône, l’espace Van Gogh de l’ancien hôtel-Dieu se visitent sur ses pas), les Rencontres de la photographie transforment la ville en galerie géante chaque été, et la tour LUMA de Frank Gehry a ajouté sa vrille d’acier au ciel provençal. Ajoutez le samedi du marché sur les Lices et la Camargue qui commence aux portes : Arles est dense.
Où dormir, et le duel des deux villes
Le cœur historique — la Roquette et le centre — concentre maisons d’hôtes arlésiennes et boutique-hôtels dans les ruelles ; l’offre est plus chère qu’à Nîmes à catégorie égale, et explose pendant les Rencontres et la feria pascale (oui, Arles a aussi la sienne). Le calcul malin du week-end double : camp de base nîmois — l’hôtellerie y est plus large et plus douce, voyez le guide — et une nuit arlésienne pour les soirées sur le Rhône. Le train direct relie les deux gares en une demi-heure, sans voiture ni parking — l’aller-retour parfait, détaillé sur la page transports, et la Camargue s’intercale entre les deux.
Questions fréquentes
Nîmes ou Arles : laquelle choisir si une seule ?
Nîmes pour les monuments romains les mieux conservés et l’offre hôtelière ; Arles pour Van Gogh, la photographie et l’atmosphère provençale. Patrimoine pur : Nîmes. Ambiance artistique : Arles. À 30 minutes, le dilemme est optionnel.
Quand ont lieu les Rencontres de la photographie ?
De début juillet à fin septembre, avec la semaine d’ouverture en juillet comme pic absolu — la ville affiche alors complet et les prix s’envolent : réservez des mois avant, ou dormez à Nîmes et venez en train.
Peut-on faire Arles en une journée depuis Nîmes ?
Oui, confortablement : train du matin, monuments et parcours Van Gogh en journée, retour après l’apéritif sur la place du Forum. La nuit sur place ajoute les quais du Rhône au couchant — ceux de la « Nuit étoilée ».